Iran, Chiisme, Coran
Quelques clés historiques pour une crise géopolitique majeure

Coran, Musée des Arts turcs et islamiques d'istanbul, photo Laurent Genest

Iran, chiisme, Coran : quelques clés historiques pour une crise géopolitique majeure

La nouvelle Guerre du Golfe a mis de nouveau en évidence les tensions, les inimitiés, voire la haine qui règnent entre les pays du monde musulman du Proche et du Moyen-Orient. Les débats sur les causes et les conséquences géopolitiques de cette guerre animent tous les plateaux de télévision et de radio depuis des mois, et les experts de qualité ne manquent pas pour nous apporter de très riches et pertinentes explications.

On ne s’intéresse guère cependant aux causes profondes de ces tensions qui remontent aux origines de l’islam, et à la grande scission qui s’est opérée moins d’un demi-siècle après la mort de Mahomet entre les chiites et ceux qu’on désignera plus tard par sunnites. L’islam chiite n’est devenue religion d’État qu’au début du XVIe siècle Iran, alors même que la population y était encore majoritairement sunnite. On estime très approximativement qu’il y a aujourd’hui environ 85% de sunnites et 15% de chiites dans le monde.  L’Iran est le plus grand pays majoritairement chiite.

Comment expliquer historiquement cet isolement des chiites et leur faible part dans l’ensemble des musulmans ? Je vous propose de nous tourner vers les origines de cette religion et de son livre sacré, le Coran, et montrer en quoi les questions linguistiques et d’exégèse ont participé à radicaliser la rupture qui s’est opérée après l’assassinat d’Ali, gendre et cousin de Mahomet, le quatrième successeur (as. calife) du Prophète en 661.

Le 24 septembre 2026 à 19h30 précises, à l’Hôtel Aquabella, 2 rue des Etuves à Aix-en-Provence (parking à proximité).

NB. les bénéfices de cette soirée seront reversés aux actions humanitaires du Rotary. 

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Toulouse-Lautrec et la vie artistique à Montmartre

Conférence pour l’Association Culture Arts Plastiques et Patrimoine (ACAPP) mardi 8 septembre à 18h  à la Médiathèque d’Istres

Gustave Caillebotte, peintre de la vie Moderne

La précédente exposition de l’Hôtel de Caumont à Aix a présenté une célèbre toile de Gustave Caillebotte, Le Pont de l’Europe, de 1876. C’est l’occasion de revenir sur l’œuvre de celui qui fut à la fois peintre, collectionneur des tableaux de ses amis impressionnistes et un généreux mécène qui finançait et organisait des expositions. Bien que sa production soit assez réduite, à cause d’une courte vie, il continue de nous fasciner par son audace et son originalité.

Vendredi 18 septembre, à 15h30 – Association La Passerelle, Place du Docteur Cavaillon, Carpentras

La photographie, un art à part entière ?

Que peut la photographie ? Photographie, histoire de l’art et mise en scène.

Henri Cartier-Bresson fut peintre avant de devenir photographe (…) Il découvre pendant deux ans dans l’atelier du peintre André Lhote à partir de 1926, un enseignement théorique qui se fonde sur une composition très précise, la géométrie et le Nombre d’or. Il gardera toute sa vie un goût prononcé pour la composition et la mise en scène de ses photographies, auxquelles il ajoutera la part d’improvisation, d’aléatoire et de spontanéité chers aux surréalistes.

Je vous propose d’examiner, à partir de l’exemple de Jeff Wall, ce que peut la photographie, en quoi elle pense tout autant que la peinture. Jeff Wall, considéré comme le fondateur de la « staged photography » (photographie mise en scène), compose de manière extrêmement complexe et subtile des œuvres qui font des références très précises à Velasquez ou à Manet, en réexaminant notre rapport à l’image et donc au sens de l’art. D’autres œuvres nous renvoient à la question de la photographie documentaire, dont Henri Cartier-Bresson fut l’un des représentants les plus connus dans le monde.

Conférence pour l’Association Culture Arts Plastiques et Patrimoine (ACAPP), mardi 12 janvier 2027 à 18h  à la Médiathèque d’Istres

Les Ménines de Velasquez : jeu de miroir, jeu de dupes

Les Ménines est un tableau très célèbre de Velasquez et c’est sans doute l’un des plus exceptionnels de toute l’histoire de la peinture. Au-delà de ses qualités picturales éblouissantes, il pose un problème redoutable d’interprétation, et il ne semble guère que l’on ait résolu la question depuis l’analyse brillantissime mais fausse de Michel Foucault. Peut-on apporter une nouvelle interprétation à ce tableau ?

Conférence pour l’Association Culture Arts et Voyages au Pont-de-l’Arc à Aix-en-Provence, mardi 9 février de 14h30 à 16h00

Conférence ouverte à tous. Prix 5€ à régler sur place. Un goûter sera offert à l’issue de la conférence.

L’art en résistance dans les pays d’islam

La Turquie est le plus occidental de tous les pays de religion musulmane. Reste d’un immense empire, l’Empire ottoman, qui a régné pendant six siècles sur la plus grande partie du monde de l’islam, la Turquie a connu une révolution fondamentale avec Atatürk à partir de 1923, qui a conduit des réformes dans le domaine de la laïcisation, de l’éducation, et de l’ouverture de son pays à la culture européenne. Dans les années 1990, les milieux artistiques turcs se sont tournés avec grand intérêt vers les lectures de Foucault, Lyotard, Deleuze ou Baudrillard. Cet apport intellectuel les a conduits à questionner le kémalisme, la question de la femme et des minorités religieuses. Une Biennale d’art contemporain a été créée à Istanbul où ses questions ont été abordées par les artistes. Qu’en est-il aujourd’hui de la possibilité pour les artistes, en en Turquie, de s’exprimer sur les questions de société ? Nous nous intéresserons tout particulièrement à la façon dont – à partir de l’exemple turc – l’art parvient à résister aux dispositifs de pouvoir en tant que force de création qui génère de l’indéterminé, du non-normé, de l’hétérogène, selon des « lignes de fuite », selon les concepts et notions développés dans la philosophie de Gilles Deleuze.

Plus largement, quelle place existe-t-il réellement aujourd’hui pour l’art contemporain dans les pays musulmans ?

Lundi 14 décembre – Centre d’arts plastiques Fernand Léger – Château Saint-Gobain, 1 av. du Général De Gaulle
13110 Port de Bouc – centrefernandleger.com

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