Conférences à l’Hôtel de Caumont
Toulouse-Lautrec et la magie du cirque

Le cirque connut un grand succès en Europe au XIXe siècle. A Paris, les établissements les plus connus étaient le cirque Fernando (futur Medrano), le Cirque d’Hiver et le Cirque d’Eté. Plusieurs contemporains de Toulouse-Lautrec ont été de grands amateurs de cirque, comme Degas, Renoir ou Seurat. Il a été pour lui à la fois le sujet d’un de ses chefs-d’œuvre, l’album intitulé Le Cirque, mais aussi la clé de sortie de la clinique privée dans laquelle ses parents l’avaient fait enfermer en 1899, à la suite de crises violentes liées à son alcoolisme et à sa vie débridée. Pour sortir de cet hôpital, il dut en effet prouver qu’il était encore capable de peindre et de dessiner…
Auditorium de l’Hôtel de Caumont, samedi 26 septembre 2026 de 10h00 à 11h15
Que peut la photographie ? Photographie, histoire de l’art et mise en scène

Henri Cartier-Bresson fut peintre avant de devenir photographe (…) Il découvre pendant deux ans dans l’atelier du peintre André Lhote à partir de 1926, un enseignement théorique qui se fonde sur une composition très précise, la géométrie et le Nombre d’or. Il gardera toute sa vie un goût prononcé pour la composition et la mise en scène de ses photographies, auxquelles il ajoutera la part d’improvisation, d’aléatoire et de spontanéité chère aux surréalistes.
Je vous propose d’examiner, à partir de l’exemple de Jeff Wall, ce que peut la photographie, en quoi elle pense tout autant que la peinture. Jeff Wall, considéré comme le fondateur de la « staged photography » (photographie mise en scène), compose de manière extrêmement complexe et subtile des œuvres qui font des références très précises à Velasquez ou à Manet, en réexaminant notre rapport à l’image et donc au sens de l’art. D’autres œuvres nous renvoient à la question de la photographie documentaire, dont Henri Cartier-Bresson fut l’un des représentants les plus connus dans le monde.
Auditorium de l’Hôtel de Caumont, samedi 12 décembre 2026 de 10h00 à 11h15
La photographie surréaliste

Henri-Cartier Bresson ne commence véritablement à photographier qu’à partir de 1930. Auparavant, il se consacre à la peinture. De 1926 à 1928 il suit les cours du peintre et théoricien André Lhote auprès duquel il acquiert une conception très rigoureuse de la composition. Au cours de ces années, il fréquente aussi les surréalistes, auprès desquels il prend conscience de toute la puissance suggestive du hasard. De cette époque, le peu de tableaux de Cartier-Bresson qui nous soient parvenus montrent la conjugaison entre l’influence de Lhote et celle du groupe d’André Breton, pour lequel la photographie a été un champ exploratoire d’une très grande fécondité. Nous découvrirons cet univers parallèle à celui de Cartier-Bresson dans des œuvres de Man Ray, de Boiffard, de Max Ernst. Une incursion dans le cinéma surréaliste (de Buñuel en particulier qu’il tenta de rencontrer en vain) permettra de rappeler qu’Henri Cartier-Bresson avait envisagé un temps d’abandonner la photographie pour le cinéma.
Auditorium de l’Hôtel de Caumont, samedi 13 février 2027 de 10h00 à 11h15